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Mise en eau de la nouvelle station d’épuration

Mise à jour : 4 novembre 2018

Source : les Dernières Nouvelles d’Alsace du 25/10/2018, par Eva Knieriemen

" Aux oubliettes, l’époque où la lagune avait pour rôle de filtrer les eaux usées : élus et experts du SDEA ont assisté hier à la mise en eau de la nouvelle station d’épuration à Kienheim. Le nouvel équipement s’inscrit dans un plan pluriannuel pour améliorer l’état des cours d’eau du bassin de la Souffel.

« Le programme*, étalé sur dix ans prévoit l’investissement de 9 millions d’euros dans plusieurs équipements », précise Étienne Burger, vice-président du SDEA (syndicat des eaux et de l’assainissement) et président de la commission locale du bassin de la Souffel.

La nouvelle station d’épuration de Kienheim, dont la construction a été retardée suite à des problèmes d’eaux souterraines et de terrassement en découlant, a été mise en eau hier.

Désormais, l’eau chargée n’est plus dirigée vers la lagune mais passe différentes étapes. D’abord, il y a un regard « décaillouteur » (qui retire les cailloux), puis vient le « dégrilleur » : « Grâce à une grille, on enlève lingettes, cotons tiges, bref, tout ce qui ne devait pas se trouver dans les toilettes. Un véritable fléau », constate Grégory Boutillier, en charge du suivi des travaux. « On a beau communiquer là-dessus », se désole Luc Ginsz, maire de Kienheim. Ces déchets « repêchés » partent dans une poubelle aux ordures ménagères.

La station de Kienheim est calibrée pour traiter les eaux de 650 à 800 « équivalents »-habitants.

Dans un grand bassin qui devrait être rempli d’ici deux jours, l’eau est « aérée », plus ou moins, en fonction de la concentration en boue et de la pollution. « On ramène des bactéries d’une autre station pour que le processus se mette en place. Ça fonctionne comme dans notre estomac », explique Grégory.

Suivent les étapes de décantation et clarification. « D’ici une à deux semaines, la première eau épurée sortira pour se jeter dans le Kolbsenbach, affluent de la Souffel », prévoit Cyril Mangin, responsable maître d’œuvre « épuration » au SDEA.

Par temps sec, environ 200 à 250 m³ d’eaux usées (y compris les eaux pluviales) seront traités par jour à Kienheim. La capacité de traitement peut aller jusqu’à 500 m³.

On table sur 20 kg de matière résiduelle par habitant par an. Sous forme liquide, cette matière sera, selon un plan d’épandage, utilisée en agriculture ou ramenée sur une autre station plus grande et déshydratée pour compostage. Dans nos contrées, une personne consomme en moyenne 120 l d’eau par jour. « On a revu les seuils, les gens consomment moins », précise Grégory. Ce qui rassure si on pense qu’aux États-Unis, la consommation est de 250 l par personne.

*Pour avoir les aides de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse (AERM), des programmes, notamment de renaturation, ont été mis en place avec le contrat Souffel 2027. Le coût total de la réalisation s’élève à 650 000 € HT, subventionnée à hauteur de 336 000 € par l ‘AERM et le CD67. "

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