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de Kienheim à Saint Jacques de Compostelle

Mise à jour : 3 février 2014

Source : Les Dernières Nouvelles d’Alsace du 16/06/2013 par J.K.

" Récemment, Blanche et Gérard Humbrecht ont invité le public à refaire avec eux leur périple 2012, de Kienheim à Saint-Jacques-de-Compostelle. La corbeille était destinée aux Semeurs d’étoiles.

Avant la projection , Gérard rappelle que le tombeau de saint Jacques, un disciple de Jésus, aurait été retrouvé dans la ville actuelle de Santiago-de-Compostella en Galice au IXe siècle. Pour rejoindre ce lieu de pèlerinage, quatre voies traversent la France au départ de Tours, Le Puy-en-Velay, Arles ou Vézelay, d’où sont partis Blanche et Gérard.

Ce 2 avril 2012, après un dernier regard à Kienheim, c’est le grand départ pour un voyage au long cours de 2 350 km, en trois mois, à pied par monts et par vaux, en traversant plus de 450 villages, pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle.

Gérard commente les innombrables photos s’arrêtant sur celles lui inspirant anecdotes, rencontres et relais le long du parcours.

De Kienheim à Vézelay (535 km), ils ont croisé un seul pèlerin : un allemand à vélo. Lors du gîte et du couvert, c’était toujours un accueil chaleureux : un logeur a fait jouer ses relations pour les quatre étapes suivantes, un autre a emmené Blanche à Dijon pour acheter des chaussures de remplacement.

Après Vézelay, ils ont croisé beaucoup de pèlerins, comme Francis et Jean-Pierre, un Belge et un Lorrain, un barbu surnommé « Jésus », pour de longues discussions. Combien de fois, sollicitant de l’eau fraîche pour leur gourde, ils se sont vu offrir un café et repartir avec du vin et autres denrées, partagés le soir dans le gîte.

Ce chemin de rencontre est exigeant, il faut se lever tôt malgré la fatigue, les ampoules, et là, Gérard se tourne vers Blanche. Pour les guider, ils disposaient du « Chassain » (plans) et du livre « Miam Miam Dodo » (gîtes jacquaires, épiceries.) En Espagne, les échanges avec les locaux sont plus difficiles (barrière de la langue) mais le balisage est tel qu’un guide s’avère inutile.

Ils ont rencontré des pèlerins de tous les pays, mais aussi Geneviève du Poitou qui fait tous les ans un bout du chemin, et Roby de Courtavon, marchant pour une association.

Puis enfin, le 4 juillet, ils sont arrivés à Saint-Jacques-de-Compostelle. Dans la cathédrale, Blanche et Gérard ont éprouvé un moment de très vive émotion qu’on ne peut décrire devant le reliquaire en argent de ce compagnon de Jésus.

Pour éviter les contraintes, la date du retour en avion n’avait pas été fixée. « On part randonneur, on revient pèlerin, le chemin ne se raconte pas, il se vit », déclare Gérard. Et d’ajouter : « Cette année, en mars, on est parti d’Arles pour Puente la Reina (six semaines). Quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer ». "